En compétitions internationales, organisées par la Fédération internationale de motocyclisme (FIM), trois catégories existent : MX1, MX2 et MX3.
Sont utilisées en MX1 les motos à moteurs 2-temps de 250 cm³ et à moteurs 4-temps de 450 cm³.
Sont utilisées en MX2 les motos à moteurs 2-temps de 125 cm³ et 4-temps de 250 cm³.
En MX3, sont utilisées les motos à moteurs 2-temps 500 cm³ et 4-temps de plus de 450 cm³.
Les contraintes environnementales poussent à abandonner progressivement le moteur deux-temps, qui n'est quasiment plus utilisé au plus haut niveau. Le constructeur autrichien KTM produit une moto à moteur deux-temps de 150 cm³ afin de concourir avec les 250 à quatre-temps. Les motos à moteurs 2-temps de 150 cm³ sont désormais légales pour la compétition en MX2 au Canada. Quoique plus fréquente dans la classe des femmes, leur utilisation par les professionnels demeure marginale. Les pilotes plus jeunes utilisent des motos de moindre cylindrée, en général 50 cm³, 65 cm³ ou 85 cm³, et le plus souvent des 2-temps. Toutefois, le manufacturier japonais Honda produit désormais une moto à moteur 150 cm³ 4-temps haute performance, employant une technologie similaire à celle des 250 cm³ et 450 cm³ du même constructeur, destinée à courir dans la classe des 85 cm³; la CRF150R.
Les types d'obstacles sont : sauts simples, doubles, triples et quadruples, sauts de table, camel jump (la bosse d'appel est plus petite que la bosse de réception) et whoops (séries de petites bosses). Les circuits de moto-cross sont en terre ou sable, jamais de surface dure.
Les motos conçues spécialement pour le motocross sont dépourvues de tout accessoire superflu : rarement de démarreur électrique, jamais de rétroviseur ou de signalisation. La suspension et la solidité du cadre sont très importantes, ainsi que la légèreté de l'ensemble.
Le pilote de motocross se protège en portant un casque, des lunettes, des bottes renforcées, des genouillères, des coudières, un pare-pierres protégeant le torse, entre autres.
Compétitions majeures [modifier]
La Fédération internationale de motocyclisme (FIM) organise un Championnat du monde de motocross. Se déroulant principalement en Europe, trois épreuves figurent à son calendrier: MX1, MX2 et MX3. Les épreuves de MX1 et MX2 se déroulent le même week-end et sur le même circuit sous la forme de deux courses, chacune des courses étant comptabilisées dans le classement final à l'issue de la saison.
Article détaillé : Championnats du monde de motocross.
Aux États-Unis, la saison est marquée par deux championnats organisés par l'American Motorcyclist Association (AMA): le championnat de Supercross (SX) puis le championnat AMA de motocross (MX). L'intérêt de ces disciplines, principalement le SX, auprès du public américain est important. Les écuries peuvent donc présenter des budgets importants et ces championnats sont souvent privilégiés par les différents constructeurs. De part leur notoriété et l'argent qu'ils drainent, les championnats américains regroupent les meilleurs pilotes américains. La plupart des pilotes des autres pays utilisent le Championnat du monde de motocross comme tremplin pour rejoindre les États-Unis.
L'une des compétition majeure est le Motocross des nations. Celle-ci, disputée en fin de saison, regroupe les meilleurs pilotes de chaque nation. Les meilleurs pilotes américains sont également souvent présents, ce qui fait de cette compétition l'une des rares occasions dans l'année où les pilotes des deux compétitions majeures s'opposent. Chaque nation présente trois pilotes dans des cylindrées différentes (250 cm³, 450 cm³ et Open).
Personnalité du motocross [modifier]
Stefan Everts (Belge), dix fois champion du monde est la personnalité la plus emblématique de cette discipline. Les Belges sont les grands dominateurs du motocross en Europe. Parmi ceux-ci, on peut encore citer : Joël Smets, 5 fois champion du monde, Harry Everts, 4 fois champion du monde (et père de Stefan), Joël Robert, Roger DeCoster. La France est également un pays majeur dans cette discipline: Jacky Vimond est le premier pilote français de motocross à devenir champion du monde, puis suivirent Jean-Michel Bayle, Sébastien Tortelli, champion du monde 125 cm³ puis 250 cm³, Mickaël Pichon, 2 fois champion du monde en 250, Frédéric Bolley double champion du monde 250 cm³. Christophe Pourcel remporte le titre MX2 en 2006 avant de subir une grave blessure l'année suivante.
L'Italie présente également quelque champions du monde: Antonio Cairoli double champion du monde MX2, Alessio Chiodi, triple champion du monde 125 cm³ ou David Philippaerts, champion MX1 2008.
Sur les circuits américains, l'Américain Ricky Carmichael meilleur pilote de l'histoire du motocross qui s'arrêta, fin 2007, à cause d'un syndrome de fatigue chronique (SFC). On peut également citer Jeff Stanton, Jeremy McGrath (dont la véritable spécialité était le supercross), Rick Johnson ...
Un seul européen a véritablement réussi à battre les américains sur leur terrain: le Français Jean-Michel Bayle, après avoir obtenu les titres de champion du monde 125 cm³ en 1988 puis 250 cm³ l'année suivante se rend ensuite aux États-Unis. En 1991, il remporte les titres US de Supercross puis les titres de Champion US de Motocross 250 cm³ et 500 cm³.
Un seul autre pilote étranger a remporté le titre US de motocross: le sud-africain Greg Albertyn qui avait comme Bayle remporté les titres de champion du monde 125 cm³ (en 1992) puis 250 cm³ (en 1993 et 1994).
Classes [modifier]
Les classes s'établissent comme suit :
Classes 2-Temps 4-Temps
Minimum Maximum Minimum Maximum
Classe 1 de 50 cm³ à 85 cm³
Classe 2 - MX2 100 cm³ 150 cm³ 175 cm³ 250 cm³
Classe 3 - MX1 175 cm³ 250 cm³ 290 cm³ 450 cm³
Classe 4 - MX3 350 cm³ 500 cm³ 475 cm³ 650 cm³
Side-Car 350 cm³ 750 cm³ 1 000 cm³
L'équipement du pilote de moto-cross [modifier]
Des sauts parfois spectaculairesL'équipement est indispensable pour garantir la sécurité du pilote :
Les bottes, très rigides, constituent une protection essentielle contre les jets de pierres ou encore les chutes.
Les genouillères, intégrés dans le pantalon, sont le plus souvent amovibles et faites en matériaux rigides et légers. la rigidité évitant de transmettre des appuis pointus tel que cailloux, lors des projections ou d'une chute.
Aux niveaux des reins, des ceintures sont proposées en matière élastique et rigidifié aux niveaux des lombaires pour bien maintenir le dos du pilote.
Le haut du corps est protégé par un pare-pierre : c'est un ensemble de matériaux rigides constituant une sorte d'armure, protégeant le buste, le dos, les épaules et les coudes. Parfois, le pare-pierre est intégré dans un gilet. Souvent, le pilote rajoute par dessus un tee-shirt adapté au moto-cross, à la coupe ample et en matière aérée.
Le casque est essentiel pour ce type de pratique, parfois associé à une minerve (Leatt Brace ou Neck Brace System) ou simple tour de cou en mousse pour éviter toute fracture des cervicales en cas de chute. Ce casque a une forme différente d'un casque de route, la mentonnière est plus proéminente et l'absence de visière impose le port de lunettes ou d'un masque adaptés
